Rendre à l’Alsace son statut de région à part entière : une revendication légitime comme l’est celle d’une réunification de la Bretagne

La proposition de loi visant à sortir l’Alsace de la région Grand Est a suscité un certain nombre de réactions en France.
L’UDB rappelle que lors de la création de la région « Grand Est » en 2015, les Alsaciennes et les Alsaciens n’ont pas été consultés. Depuis 2015, elles et ils réclament très majoritairement le retour d’une Région Alsace à part entière, une région qui existe depuis des siècles et qui est identifiée en France comme ailleurs en Europe. Avec la proposition de loi Klinkert, pour une fois que les parlementaires entendent une revendication de la société, l’UDB ne peut que les approuver ! Et si cette proposition devait être soumise à une consultation de la population, ce devrait être aux Alsaciennes et aux Alsaciens de voter.
Bien évidemment, l’UDB réclame également le retour, au plan administratif et politique, de la Loire-Atlantique en Bretagne. Le territoire qui correspond à l’actuel département de Loire-Atlantique fait partie de la Bretagne depuis près de 1 200 ans. Mais si l’Histoire explique la pérennité de cette revendication à travers les générations, ce n’est pas l’Histoire qui la justifie, c’est l’existence d’une demande sociale aujourd’hui, en 2026. Cette question suscite suffisamment de débat pour que 105 000 personnes, soit plus de 10 % du corps électoral de la seule Loire-Atlantique (niveau de mobilisation sans précédent en France à l’échelle d’un département), aient signé une pétition pour mettre ce sujet à l’ordre du jour du Gouvernement et du Parlement. Or, cette demande a été ignorée, ce qui a conduit l’association à l’origine de la pétition, Bretagne Réunie, à saisir en octobre 2025 la Cour européenne des Droits de l’Homme. De fait, si un membre de l’Assemblée nationale ou du Sénat pouvait remonter cette question au Parlement, il serait alors possible d’interroger la pertinence de ces découpages technocratiques parisiens qui n’ont jamais été soumis à référendum. Qui a peur de la démocratie? Pas nous!