Poursuivre notre travail même dans des circonstances complexes

Quand on observe la politique italienne et européenne, sans parler des municipales françaises à un an des présidentielles pour l’Élysée, on reste sur un goût amer. Si l’on se tourne ensuite vers l’Outre-Atlantique pour regarder la vieille démocratie américaine et le délabrement en cours, alors l’amertume se transforme en préoccupation.
Plus que jamais, les mots de Bertrand Russell me reviennent à l’esprit : « Il faudra un certain nombre de leçons amères avant que les hommes apprennent que la gentillesse et la tolérance ne sont pas de simples vertus, mais aussi les instruments indispensables à leur bonheur. »
Si le débat politique récompense les extrémismes et que les règles d’équilibre liées aux outils démocratiques s’estompent, il faut être vigilant et adopter des thèses et des comportements de bon sens. Norberto Bobbio, politologue et juriste, disait : « Nos droits ne sont rien d’autre que les devoirs des autres à notre égard ».
La démocratie est constituée de ce mélange et de ces poids et contrepoids qui permettent aux droits de progresser, sans zigzaguer dans la confusion.
Cela valorise la modération, le sens du devoir et la discussion ouverte, qui sont dans l’ADN d’un mouvement territorial et populaire comme l’Union Valdôtaine, laquelle doit maintenir son rôle essentiel pour l’avenir de la Vallée. Autrement, nous serions emportés par les sirènes de la démagogie et du populisme.
C’est pourquoi nous devons poursuivre notre travail avec sérénité, même dans des circonstances complexes. Winston Churchill disait : « Un homme fait ce qu’il doit — malgré les conséquences personnelles, malgré les obstacles, les dangers et les pressions — et c’est là la base de toute la moralité humaine ».
Luciano Caveri