La loi du plus fort comme nouveau droit international ?

Donald Trump a bel et bien remplacé le droit international par la loi du plus fort. Pour l’UDB, les Européens doivent en tirer les conséquences et accélérer la construction d’une Europe fédérale.
On peut se montrer très critique à l’égard du régime de Maduro car celui-ci a plongé un pays riche de son pétrole dans la misère, forcé un tiers de sa population à l’exil, volé des élections et multiplié les emprisonnements politiques.
Pour autant, il faudrait être totalement inconscient pour ne pas comprendre que l’intervention militaire des Etats-Unis à Caracas, ainsi que l’enlèvement de Maduro et de son épouse – actions illégales au regard du droit international fixé par les Nations Unies et même illégales au regard du droit américain car le Congrès n’a pas été consulté – aura pour conséquences :
– de rendre d’autant plus crédibles les menaces d’invasion américaine au Canada et au
Groenland,
– de fournir un argument au régime chinois pour envahir Taïwan,
– de fournir également un argument au régime de Poutine pour poursuivre sa guerre hybride contre les pays de l’Union européenne qui soutiennent l’Ukraine dans sa lutte pour préserver sa souveraineté.
Ce qui s’est passé dans la capitale du Vénézuela signifie que nous sommes entrés dans une nouvelle ère : celle des empires qui ne connaissent qu’une loi, la loi du plus fort. Dans cette nouvelle ère, si les peuples européens veulent vivre libres, ils n’ont pas d’autre choix que celui de s’unir dans une seule et même politique de défense et de sécurité. Pour l’UDB, il faut donc accélérer la construction d’une Europe fédérale entre les pays qui le souhaitent et ainsi mettre fin à la capacité de nuisance des régimes tels que celui d’Orban en Hongrie ou de Fico en Slovaquie qui servent des intérêts hostiles à l’Europe.
Tifenn Siret & Lydie Massard porte-paroles de l’UDB