Iran : quand la peur gouverne, l’Europe doit agir

Black-out numérique imposé par le régime iranien laisse peu de doute sur la répression qui frappe les opposants à la république islamique. On parle de 30000 victimes et des dizaines de milliers de blessés, disparus ou arrêtés. La mémoire nous rappelle que les mollahs n’ont jamais hésité à réprimer et même torturer pour se maintenir au pouvoir. Plus récemment, une politique des otages a été enclenchée pour réduire la capacité des États à agir contre eux. C’est ainsi que depuis plus de trois ans, Jacques Paris et Cécile Kohler sont retenus en Iran, d’abord dans la prison d’Evin, puis aujourd’hui assignés à résidence à l’ambassade de France. Iranien ou étranger, le moindre soupçon sur une personne suffit à qualifier un individu d’« espion » ou de « terroriste ».
L’expérience prouve cependant que les interventions armées ne règlent pas le problème. Le récent coup d’État américain au Venezuela nous alerte sur la légalité et la légitimité de ce type d’opérations internationales : doit-on ne respecter le droit international qu’avec ceux qui le respectent ? Assurément non.
Néanmoins, l’Union européenne dispose encore de leviers diplomatiques et juridiques qu’elle peut enclencher à l’encontre de l’Iran. En premier lieu, il est nécessaire de constituer un dossier pour conserver des preuves des crimes du régime et les documenter en vue d’un futur procès au tribunal pénal international. D’ores et déjà, des sanctions ciblées peuvent être menées comme l’inscription des Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste, le gel d’avoirs, la restriction de visas… La communauté internationale doit également faire son possible pour assurer protection à la population et leur garantir la capacité de se connecter au reste du monde afin de lutter contre la propagande assenée par le régime.
La théocratie iranienne multiplie les incarcérations arbitraires et le massacre de son peuple. Pour l’UDB, c’est le signe d’un régime qui vacille et s’accroche. Il est de la responsabilité de l’Union européenne d’anticiper la chute du régime et d’accompagner la transition vers un régime démocratique.
Lydie Massard & Tifenn Siret porte-paroles de l’UDB
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