<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss">
<channel>
<title>Union Valdôtaine - Sapienti sat</title>
<link>https://republics.blog/</link>
<language>en</language><item>
<title>La réforme électorale nationale doit respecter le Statut spécial</title>
<link>https://republics.blog/1574-la-reforme-electorale-nationale-doit-respecter-le-statut-special.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1574-la-reforme-electorale-nationale-doit-respecter-le-statut-special.html</pdalink>
<guid>1574</guid>
<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 09:36:10 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/06/UV_st_manes-scaled.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<div> <p><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/06/UV_st_manes-scaled.webp" alt="" width="438" height="296"></p> <p>La réforme électorale nationale actuellement à l’examen de la Chambre des députés ne peut en aucun cas devenir l’occasion d’affaiblir les garanties constitutionnelles reconnues à la Vallée d’Aoste par son Statut spécial. Il s’agit d’un principe fondamental, qui touche directement à la qualité de notre démocratie, à la représentation parlementaire des Valdôtains et à la protection concrète de notre Autonomie.<br>Depuis l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui, la Vallée d’Aoste a toujours élu ses représentants au Parlement selon un système respectueux de sa spécificité institutionnelle, fondé sur une circonscription uninominale distincte. Cette règle n’est pas un privilège, mais une garantie. Elle découle de l’article 47 de notre Statut spécial, qui établit que, pour l’élection de la Chambre des députés et du Sénat, la Vallée d’Aoste forme une circonscription électorale propre.<br>Cette disposition a une valeur politique et constitutionnelle très claire : la représentation valdôtaine ne doit pas être confondue, diluée ou absorbée dans des mécanismes nationaux qui répondent à d’autres logiques. La Vallée d’Aoste doit pouvoir choisir directement, librement et en toute conscience les personnes qui la représenteront au Parlement.<br>Dans ce cadre, il faut reconnaître positivement que la proposition actuellement en discussion confirme la circonscription uninominale de la Vallée d’Aoste pour l’élection d’un parlementaire pour chacune des deux Chambres. Il s’agit d’une orientation cohérente avec notre Statut spécial et avec l’histoire institutionnelle de notre Région.<br>De la même manière, la norme qui interdit les pluricandidatures en Vallée d’Aoste va dans la bonne direction. Elle empêche que puissent se présenter dans notre Région des candidats disposant déjà de sièges sûrs dans d’autres territoires. En Vallée d’Aoste, les électeurs doivent pouvoir se prononcer sur des candidats reconnaissables, présents dans la communauté, enracinés dans le territoire et pleinement responsables devant les Valdôtains.<br>Toute autre solution serait inacceptable. En particulier, il ne serait pas admissible d’introduire, même indirectement, des mécanismes de récupération des voix des candidats non élus dans un collège national unique, y compris aux seules fins de l’attribution d’un éventuel prix de majorité dans d’autres territoires. Une telle hypothèse viderait de sa substance la garantie statutaire et irait à l’encontre de l’esprit voulu par les Pères constituants.<br>La réforme électorale peut naturellement définir les règles générales du système de vote. Mais elle ne peut pas violer le Statut spécial, ni contourner les garanties qu’il prévoit pour la Vallée d’Aoste. Ces garanties ne sont pas formelles : elles protègent la capacité de notre communauté à exprimer une représentation parlementaire autonome, distincte et fidèle à sa réalité politique, linguistique et territoriale.<br>C’est pourquoi, en tant que représentant de la Vallée d’Aoste et dans le cadre du travail des minorités linguistiques, je suivrai avec la plus grande attention l’évolution du texte dans les prochaines semaines. Il faudra veiller à ce qu’aucune modification ne remette en cause l’équilibre oggi previsto e il pieno rispetto dello Statuto speciale.<br>Difendere la circonscription valdôtaine, difendere il diritto dei Valdôtains de choisir directement leurs représentants, signifie défendre notre Autonomie. Mais cela signifie aussi défendre une idée exigeante de la démocratie : une démocratie fondée sur la clarté du vote, sur la responsabilité des élus et sur le respect des communautés qui composent la République.</p> </div> <p><b>Franco Manes</b></p> <p><a href="https://www.unionvaldotaine.org/la-reforme-electorale-nationale-doit-respecter-jusquau-bout-le-statut-special-de-la-vallee-daoste/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/la-reforme-electorale-nationale-doit-respecter-jusquau-bout-le-statut-special-de-la-vallee-daoste/</a></p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Hôpital Parini : un projet d’avenir au service de la communauté</title>
<link>https://republics.blog/1577-hopital-parini-un-projet-davenir-au-service-de-la-communaute.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1577-hopital-parini-un-projet-davenir-au-service-de-la-communaute.html</pdalink>
<guid>1577</guid>
<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 07:01:31 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9469-scaled.webp" type="image/webp" />
<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9469-400x400.webp" type="image/webp" />
<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9464-400x400.webp" type="image/webp" />
<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9489-400x400.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<div> <p><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9469-scaled.webp" width="494" height="370" alt=""></p> <p>La conférence organisée par le Groupe au Conseil de la Vallée s’est tenue le 28 mai dans la salle ducale de l’Hôtel de Ville d’Aoste, autour du thème <b>« Hôpital Umberto Parini : innovations et perspectives »</b>. Une rencontre consacrée à l’<b>un des dossiers les plus importants pour l’avenir</b> de la Vallée d’Aoste : la réalisation du nouveau complexe hospitalier, appelé à devenir un point de référence essentiel pour la santé publique valdôtaine et pour la qualité des services offerts à la population.</p> </div> <p>La soirée a été ouverte par le chef de groupe <b>Aurelio Marguerettaz</b>, qui, après avoir adressé le salut du Groupe aux nombreux participants, a souhaité replacer le projet dans son parcours historique, politique et administratif. Il a ainsi retracé les principales étapes qui ont conduit à l’agrandissement de l’Hôpital Parini, rappelant les choix accomplis au fil des années, les responsabilités assumées par les institutions et la manière dont l’emplacement du futur complexe a été confirmé à travers un processus démocratique, notamment par l’instrument du référendum.<br>Dans son intervention, Marguerettaz a également rappelé la <b>cohérence et la continuité de l’engagement</b> de l’Union Valdôtaine en faveur de ce projet. Un engagement fondé sur la conviction que la santé publique représente l’un des piliers de la vie communautaire et que la Vallée d’Aoste doit pouvoir disposer d’une structure moderne, efficace et pleinement à la hauteur des besoins de ses citoyens.<br>Abordant le thème du recours présenté par le deuxième classé dans le cadre de la procédure d’adjudication des travaux, le chef de groupe a souligné combien il serait inopportun de céder à des lectures de nature purement politique ou polémique. Dans un État de droit, les procédures doivent suivre leur cours, dans le respect des règles prévues par le Code des marchés publics, y compris lorsque celles-ci comportent des délais, des contrôles et d’éventuels recours.<br>À ce propos, il a évoqué l’exemple de la reconstruction du pont Morandi à Gênes, rappelant qu’il s’agissait d’un contexte exceptionnel, marqué par l’urgence et par la présence d’un commissaire, qui avait permis le recours à des instruments extraordinaires. La situation valdôtaine, comme dans la très grande majorité des travaux publics, doit au contraire s’inscrire dans le cadre ordinaire des normes, avec toute la complexité que cela comporte. La politique, a-t-il rappelé, ne peut ignorer ces règles : elle doit les respecter, les assumer et les expliquer avec sérieux aux citoyens.<br>Mais le véritable cœur de la rencontre était ailleurs : <b>placer la personne au centre</b>. C’est cette vision qui donne son sens profond au nouvel hôpital. Il ne s’agit pas seulement de construire de nouveaux volumes, de nouveaux services ou de nouveaux espaces. Il s’agit de concevoir une structure capable de transformer la qualité de l’accueil, de l’assistance et de la prise en charge, en <b>donnant aux patients, aux familles et au personnel sanitaire un cadre plus humain</b>, <b>plus fonctionnel et plus adapté aux défis contemporains</b>.<br>Marguerettaz a notamment rappelé que, lors de la phase de conception, des médecins et des professionnels de santé avaient souligné combien une structure de ce type aurait pu permettre, durant la pandémie, une gestion moins lourde et peut-être moins dramatique de certaines situations. Cette réflexion donne toute la mesure de l’enjeu : <b>le nouvel hôpital</b> n’est pas seulement une œuvre publique, mais une <b>garantie pour l’avenir sanitaire </b>de la communauté valdôtaine.</p> <p>Après cette introduction, la parole est passée à l’ingénieur <b>Fabio Fabiani</b>, président de la Siv, la société chargée de suivre la réalisation du nouveau complexe hospitalier. Son intervention, précise et particulièrement riche, a permis au public d’entrer au cœur du projet. Bâtiment par bâtiment, étage par étage, chiffre après chiffre, l’ingénieur Fabiani a présenté l’organisation future de l’hôpital, ses fonctions principales et les principes qui en guideront l’activité.<br>Il a rappelé que l’un des devoirs de la société est aussi celui d’informer la population, afin que les futurs usagers puissent connaître et comprendre la structure dont ils disposeront une fois les travaux achevés. La présentation a ainsi alterné les aspects techniques, architecturaux et organisationnels, avec une attention particulière au modèle fondé sur l’<b>intensité de soins</b>.<br>Dans la <i>palazzina k</i>, la plus importante du nouveau complexe, développée sur sept niveaux, le rez-de-chaussée accueillera notamment le service des urgences. Le premier étage sera destiné aux blocs opératoires, tandis que les niveaux supérieurs seront consacrés aux espaces d’hospitalisation. Chaque étage sera organisé selon une logique homogène et fonctionnelle : au centre, les espaces réservés au personnel ; tout autour, les lits et les lieux de soins.<br><b>Le futur hôpital dépassera ainsi l’organisation traditionnelle</b>, fondée sur une séparation rigide entre les services. <b>La nouvelle structure reposera sur une logique plus souple, dans laquelle ce sera le personnel à se déplacer selon les besoins des patients</b>. Ce modèle permettra de mieux gérer les urgences, d’élever le niveau de professionnalité des équipes et d’éviter les déséquilibres que l’on connaît parfois aujourd’hui, lorsque certains services sont saturés tandis que d’autres disposent encore de places.<br>Ce qui a été présenté n’est donc pas une vision abstraite, ni un simple exercice théorique. C’est la réalité concrète qui attend la Vallée d’Aoste au terme des travaux : un hôpital pensé pour mieux répondre aux besoins des personnes et pour accompagner l’évolution de la médecine et de l’organisation sanitaire.<br>L’ingénieur Fabiani a ensuite illustré les différentes phases du chantier. Une fois écoulés les délais techniques liés au recours, <b>le chronoprogramme prévoit</b> la construction de la partie la plus importante du nouveau complexe, à l’est de l’actuel hôpital, sur <b>une durée d’environ quatre ans</b>. Le chantier sera organisé de manière à limiter autant que possible les désagréments, avec une activité prévue <b>vingt-quatre heures sur vingt-quatre</b>.<br><b>L’impact sur la ville</b> a également été présenté avec clarté : la gestion du bruit, les questions liées à la circulation, l’organisation des accès et les mesures prévues pour accompagner la réalisation de l’ouvrage. Dès la phase de conception, plusieurs acteurs ont été associés à cette réflexion, parmi lesquels l’ARPA et l’Administration communale. Les chiffres donnent la mesure de l’intervention : environ <b>450 lits</b> et <b>900 places de stationnement</b>, dans une structure destinée à devenir l’un des équipements publics les plus importants de la Vallée d’Aoste contemporaine.</p> <p>Après l’intervention de l’ingénieur Fabiani, technique mais suivie avec une grande attention par le public, le président de la Région, <b>Renzo Testolin</b>, a pris la parole. Il a tout d’abord tenu à remercier les participants, ainsi que les collègues du Conseil présents, appartenant aussi bien à la <b>majorité qu’à la minorité</b>. Leur présence témoigne de l’<b>importance transversale de ce dossier</b>, qui dépasse les appartenances politiques et appelle chacun à une responsabilité commune, même dans la diversité des sensibilités.<br>Le président Testolin a rappelé que le projet du nouvel Hôpital Parini constitue une opération fondamentale pour donner des <b>réponses concrètes à la communauté</b> et pour offrir un développement réel à la santé valdôtaine. Avant d’ouvrir le débat, il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement régional sur ce dossier stratégique, dans la conscience de son poids institutionnel, social et humain.</p> <p>La dernière partie de la soirée a été consacrée aux interventions du public. Plusieurs prises de parole ont exprimé des positions critiques à l’égard du projet et, en particulier, du choix de maintenir l’hôpital dans l’actuel périmètre urbain. Il s’agit de positions connues, portées depuis longtemps par des personnes et des groupes favorables à une décentralisation de la structure hospitalière. Des positions légitimes, qui appartiennent au débat démocratique, mais qui doivent être confrontées à la réalité des contraintes urbanistiques, administratives et institutionnelles.<br>Comme cela a été rappelé au cours de la rencontre, le plan régulateur ne prévoit pas actuellement une autre aire destinée à accueillir une structure hospitalière. À cela s’ajoute le résultat du référendum, par lequel la majorité des citoyens s’est exprimée en faveur du développement du nouvel hôpital à proximité de l’actuel Parini. Dans une démocratie, les idées et les critiques ont toute leur place ; mais les décisions collectives, une fois assumées, doivent pouvoir se traduire en actes concrets.</p> <p>La soirée s’est ainsi conclue avec une conviction forte : le nouvel Hôpital Umberto Parini n’est pas un projet enfermé dans un livre de souhaits, ni une promesse reportée à un avenir indéfini. C’est <b>une œuvre concrète, appelée à marquer une étape décisive dans l’histoire de la santé valdôtaine</b>.<br>Les participants ont quitté la Salle ducale avec une connaissance plus précise du projet, de ses enjeux, de ses délais et de ses perspectives. Mais surtout avec la conscience que derrière les plans, les chiffres et les procédures se trouve une finalité essentielle : <b>offrir à la communauté valdôtaine un service sanitaire plus moderne, plus efficace, plus humain et pleinement digne des défis de demain</b>.</p> <div> <div> <div id="carousel-6a2273e829e2e"> <div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9469-scaled.webp" rel="external noopener"><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9469-400x400.webp" alt="" loading="lazy"></a></div> <div></div> </div> <div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9464-scaled.webp" rel="external noopener"><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9464-400x400.webp" alt="" loading="lazy"></a></div> <div></div> </div> <div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9489-scaled.webp" rel="external noopener"><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9489-400x400.webp" alt="" loading="lazy"><span><i></i></span></a></div> <div></div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/hopital-parini-un-projet-davenir-au-service-de-la-communaute-2/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/hopital-parini-un-projet-davenir-au-service-de-la-communaute-2/</a></div> </div> </div> </div> </div>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>2 juin 1946: Monarchie ou République?</title>
<link>https://republics.blog/1575-2-juin-1946-monarchie-ou-republique.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1575-2-juin-1946-monarchie-ou-republique.html</pdalink>
<guid>1575</guid>
<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 14:53:53 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9754.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9754.webp" alt=""></p> <div> <p>«Dans quelques jours les Italiens auront à se prononcer pour ou contre la monarchie», rappelait La Vallée d’Aoste du 25 mai 1946, une semaine avant le référendum national. <br>Selon l’article, le règne d’Humbert II de Savoie serait probablement bref, puisque communistes, socialistes, Parti d’Action et une partie importante de la démocratie chrétienne regardaient vers la République. Mais comment les Italiens allaient-ils voter? Et surtout, comment se comporteraient les Valdôtains? <br>Le journal se demandait: «Voteront-ils pour le Roi ou pour la République?». On estimait que la plupart des Valdôtains «se soucient peu du régime futur de l’Italie. Pour eux la question est tout-à-fait secondaire». Le véritable problème n’était pas la forme de l’État, mais le rapport avec le pouvoir central italien: «Ils ont marqué très nettement leur volonté de ne dépendre que le moins possible du pouvoir central italien». <br>Que l’Italie soit dirigée par un roi ou par un président de la République semblait donc presque secondaire: «La seule question qui se pose pour eux est de savoir sous quel régime ils auraient le plus de chances d’être indépendants». Ni la monarchie ni la république ne semblaient alors offrir de garanties suffisantes à la Vallée d’Aoste. <br>Suivait une critique sévère de la Maison de Savoie qui, petit à petit, avait affaibli les anciennes prérogatives valdôtaines. La conclusion apparaissait nette: «Vraiment, le sort de la maison de Savoie importe peu aujourd’hui aux Valdôtains». <br>Le scrutin du 2 juin laissait donc beaucoup de Valdôtains relativement indifférents. La population attendait surtout autre chose: «le plébiscite qu’il ne cesse de réclamer depuis un an», c’est-à-dire la possibilité de se prononcer «sur le sort de son pays d’Aoste». <br>Les mois qui précédèrent et suivirent furent marqués par de fortes tensions politiques, entre courants séparatistes, indépendantistes et autonomistes. La «circonscription autonome» instituée par les décrets du 7 septembre 1945 ne représentait alors qu’un point de départ, une autonomie encore à construire. <br>Une grande étape historique s’ouvrait pour la Vallée d’Aoste, et elle passait aussi par ce 2 juin 1946. Le reste, on le connaît.</p> </div> <p><b>Mauro Caniggia Nicolotti</b></p> <p><a href="https://www.unionvaldotaine.org/2-juin-1946-monarchie-ou-republique/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/2-juin-1946-monarchie-ou-republique/</a></p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>La question de l’école valdôtaine</title>
<link>https://republics.blog/1576-la-question-de-lecole-valdotaine.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1576-la-question-de-lecole-valdotaine.html</pdalink>
<guid>1576</guid>
<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 12:58:03 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_caveri_severin-scaled.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<div> <p><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_caveri_severin-scaled.webp" width="542" height="366" alt=""></p> <p>On ne peut parler de l’École valdôtaine sans relier cette question avec le problème de fond, le problème de la langue française et du patois franco-valdôtain, question fondamentale du Peuple valdôtain.<br>L’autonomie nous a été reconnue, bien que « obtorto collo », en suite aux invitations des trois gouvernements, français, anglais et américain, essentiellement et surtout parce que notre Pays est un Pays francophone. Si nous perdons la bataille de la langue française et du patois franco-valdôtain, nous perdrons un jour ou l’autre l’Autonomie et la Vallée d’Aoste deviendra une province ou une sous-préfecture, administrée par un fonctionnaire envoyé de Rome.<br>Comment peut-elle survivre et refleurir la langue française en Vallée d’Aoste ? Plusieurs sont les moyens de cette survivance et de cette renaissance, mais l’instrument le plus important est celui de l’École régionale valdôtaine.<br>Si vous consentez à briser cet instrument, en acceptant cette proposition de loi Codignola-Borghi, qui n’est rien d’autre qu’un projet de génocide non sanglant, mais d’autant plus perfide et machiavélique, vous commettez un délit de lèse-Vallée d’Aoste, vous tuez l’esprit Valdôtain et nous aurons le droit de vous accuser de la plus grave trahison que l’on puisse accomplir au détriment du Peuple Valdôtain.<br>Depuis le XI siècle jusqu’en 1861, depuis la formation de la Patrie Valdôtaine jusqu’à la fondation du Royaume d’Italie, pendant 8 siècles en Vallée d’Aoste la langue française a été la seule langue parlée et connue. La langue italienne n’a commencé à se diffuser que dans la deuxième moitié du XIX siècle.<br>La langue française est pour nous un quelque chose qui nous appartient, selon le droit naturel et selon ce droit des gens qui se placent bien au dessus du droit positif.<br>Toutefois le droit positif aussi nous reconnaît et ratifie notre droit historique à la langue française. C’est l’article 18 du décret 7 septembre 1945 n. 545 qui dit :<br>« Nelle scuole di ogni ordine e grado esistenti nella Valle, all’insegnamento della lingua francese è dedicato un numero di ore settimanali pari a quelle della lingua italiana ».</p> </div> <p><b>Séverin Caveri</b></p> <p>*29 mai 1908 / +19 décembre 1977</p> <p>Tiré de <i>Le Peuple valdôtain</i> du 31 mars 1967</p> <p><a href="https://www.unionvaldotaine.org/la-question-de-lecole-valdotaine/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/la-question-de-lecole-valdotaine/</a></p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Puiser dans le passé pour dessiner l’avenir</title>
<link>https://republics.blog/1376-puiser-dans-le-passe-pour-dessiner-lavenir.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1376-puiser-dans-le-passe-pour-dessiner-lavenir.html</pdalink>
<guid>1376</guid>
<pubDate>Sun, 24 May 2026 09:57:56 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_empereur-scaled.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<figure><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_empereur-scaled.webp" alt=""></figure> <p>Le Congrès National thématique de Courmayeur a constitué un moment d’une portée particulière dans le chemin de l’Union Valdôtaine. Par la réforme des Statuts, le Mouvement a voulu accomplir un acte de responsabilité et de fidélité : fidélité à son histoire, à ses racines, à sa vocation autonomiste ; responsabilité envers l’avenir, les nouvelles générations et les défis qui attendent la Vallée d’Aoste.<br>Un Statut n’est jamais seulement un ensemble de règles. Il est l’architecture morale et politique d’un mouvement, la forme concrète de sa démocratie interne, l’instrument à travers lequel une communauté organisée choisit de se donner une direction. La réforme approuvée part de ce qui a toujours représenté la force du Mouvement : l’enracinement dans les communes, le rôle des Sections, le lien vivant avec les territoires et la capacité de représenter la Vallée d’Aoste dans toute sa diversité. Sur ces fondements, les nouveaux Statuts entendent construire une organisation plus moderne, plus claire et plus efficace, sans jamais renier l’esprit qui accompagne l’Union Valdôtaine depuis ses origines.<br>Parmi les principales nouveautés figure une composition plus équilibrée et représentative du Congrès National, fondée sur les Sections, les administrateurs communaux, les Femmes Valdôtaines et la Jeunesse Valdôtaine. Le Conseil fédéral voit son rôle renforcé comme lieu de débat, d’orientation politique et de représentation territoriale. Le Comité Fédéral connaît également une composition renouvelée, afin que toutes les communautés valdôtaines puissent y trouver une présence adéquate, y compris les Walser.<br>La réforme introduit aussi une simplification des procédures internes, afin de rendre le fonctionnement du Mouvement plus lisible, accessible et proche de ses adhérents. Les amendements présentés ont enrichi le débat : certains ont été accueillis, d’autres retirés après discussion, dans un climat de confrontation loyale, de responsabilité et de synthèse.<br>Le Congrès a ainsi marqué une étape importante : regarder en arrière non pour s’y arrêter, mais pour reconnaître les fondements sur lesquels bâtir le chemin à venir. L’Union Valdôtaine en sort réunie et appelée, une fois encore, à servir la Vallée d’Aoste avec lucidité, courage et fidélité.<br><b>Diego Empereur</b></p> <p><a href="https://www.unionvaldotaine.org/puiser-dans-le-passe-pour-dessiner-lavenir/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/puiser-dans-le-passe-pour-dessiner-lavenir/</a></p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Regards croisés sur une saison décisive de l’autonomie</title>
<link>https://republics.blog/1377-regards-croises-sur-une-saison-decisive-de-lautonomie.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1377-regards-croises-sur-une-saison-decisive-de-lautonomie.html</pdalink>
<guid>1377</guid>
<pubDate>Fri, 22 May 2026 13:38:31 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9355-scaled.webp" type="image/webp" />
<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9305-400x400.webp" type="image/webp" />
<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9308-400x400.webp" type="image/webp" />
<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9312-400x400.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<div> <figure><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9355-scaled.webp" alt=""></figure> <p>Le troisième rendez-vous du cycle <b>« Contes et anecdotes de la politique »</b>, qui s’est tenu hier soir, 20 mai, a offert aux participants un moment particulièrement riche de mémoire, de réflexion et de partage. Les protagonistes de la rencontre étaient deux figures majeures de l’histoire récente de l’Union Valdôtaine et de la Vallée d’Aoste : <b>Dino Viérin</b>, ancien Président de la Région, et <b>Ennio Pastoret</b>, ancien Président du <i>Mouvement</i>.<br><br>Pendant plus d’une heure et quarante minutes, devant une trentaine de participants, le dialogue a alterné entre les grands dossiers qui ont marqué l’évolution politique, administrative et économique de la Région et des anecdotes plus légères, nées au fil de rencontres, parfois même institutionnelles, qui ont contribué à donner un visage humain à l’action politique.<br>Dino Viérin a retracé son parcours à partir de sa première élection au Conseil de la Vallée, en 1988. Dernier des élus cette année-là, il fut appelé à exercer les fonctions d’Assesseur à l’éducation et à la culture, avant d’accéder, en 1993, à la Présidence de la Région. À son tour, il choisit comme Assesseur à l’éducation et à la culture le dernier des élus : Ennio Pastoret.<br>Le récit a ensuite parcouru les années de gouvernement régional jusqu’en 2002, lorsque Dino Viérin présenta sa démission à la suite de l’« affaire ritiri », qui avait impliqué son bureau de presse. Un choix dicté, comme il l’a rappelé, par la volonté d’éviter toute répercussion sur le fonctionnement de la machine administrative, y compris dans les fonctions préfectorales attribuées au Président de la Région. En 2005, la justice l’a reconnu étranger aux faits, permettant ainsi sa pleine réhabilitation, en particulier sur le plan moral.<br>Au-delà des faits eux-mêmes, ce qui a le plus marqué le récit a été la sincérité avec laquelle ces passages ont été évoqués, ainsi que la conscience constante d’avoir placé, dans l’exercice des responsabilités institutionnelles, l’intérêt de la Région et des Valdôtains au premier rang.</p> </div> <p>Parmi les thèmes abordés, une place importante a été consacrée à la <b>Cva</b>, sujet d’une actualité particulière en ces jours-ci et débattu justement hier au Conseil de la Vallée. Dino Viérin et Ennio Pastoret ont rappelé la genèse de cette réalité stratégique, née dans un contexte où les résistances et les hésitations ne manquaient pas, y compris au sein du Mouvement. Le regard porté sur cette décision permet aujourd’hui de mesurer toute son importance : que serait la Vallée d’Aoste sans la Cva ? Et que serait la Vallée de demain sans une réalité solide, capable de représenter un atout fondamental pour son autonomie économique et énergétique ?<br>De la maison de jeu à la Cva, des choix politiques décisifs aux épisodes plus personnels, la soirée a montré combien l’histoire récente de la Vallée d’Aoste ne peut être réduite à une simple succession de dates ou de fonctions. Elle est faite de responsabilités assumées, de décisions parfois difficiles, de débats internes, de visions d’avenir et de moments qui, aujourd’hui encore, mériteraient de remplir les pages d’un livre.</p> <p>La rencontre s’est conclue, comme les deux précédentes, par la dégustation de <b>deux vins produits par la famille Grosjean</b>, maîtres de maison de la cave qui a accueilli l’événement et que les participants ont eu le plaisir de visiter avant les interventions des deux invités. Un moment convivial qui a prolongé l’esprit de la soirée : faire vivre la mémoire politique non comme un simple souvenir du passé, mais comme une transmission précieuse pour comprendre le présent et préparer l’avenir.</p> <div> <div> <div id="carousel-6a135f9c5fff7"> <div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9305-scaled.webp" rel="external noopener"><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9305-400x400.webp" alt="" loading="lazy"><span><i></i></span></a></div> </div> <div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9308-scaled.webp" rel="external noopener"><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9308-400x400.webp" alt="" loading="lazy"></a></div> </div> <div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9312-scaled.webp" rel="external noopener"><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/IMG_9312-400x400.webp" alt="" loading="lazy"></a></div> <div></div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/regards-croises-sur-une-saison-decisive-de-lautonomie/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/regards-croises-sur-une-saison-decisive-de-lautonomie/</a></div> </div> <div> <div></div> </div> </div> </div> </div>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Toutes les Aoste du monde</title>
<link>https://republics.blog/1379-toutes-les-aoste-du-monde.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1379-toutes-les-aoste-du-monde.html</pdalink>
<guid>1379</guid>
<pubDate>Fri, 22 May 2026 12:39:42 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/Aoste.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<div> <figure><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/Aoste.webp" alt=""></figure> <p>Imaginez un instant que le nom d’Aoste n’appartienne pas seulement à notre ville valdôtaine, avec ses murailles romaines et l’Arc d’Auguste.<br>Imaginez qu’il ait voyagé loin, se transformant en Aoste, Aouste, Valdosta, laissant des traces dans des villages français, dans des rêves coloniaux et jusque sous le soleil de la Géorgie américaine.<br>Tout part du latin Augusta, titre impérial que les Romains donnaient aux villes fondées ou refondées en l’honneur de l’empereur. Ainsi, à côté de notre Augusta Praetoria Salassorum, on trouve Aoste, en Isère, petit bourg français aux traces gallo-romaines. Plus au nord, dans les Ardennes, se trouve Aouste, village de champs et de forêts dominé par une église fortifiée dédiée à Saint-Rémi. Et encore, dans la Drôme, Aouste-sur-Sye, agglomération préalpine aux maisons claires et aux toits rosés.<br>L’histoire ne s’arrête pourtant pas là. En 1940, durant la brève saison coloniale italienne, on annonça même une « Aoste d’Éthiopie » : un centre agricole qui aurait dû naître dans le Harar, dédié au duc d’Aoste, vice-roi, et à notre ville. Les journaux en parlèrent, on imagina même un gonfalon envoyé depuis l’Italie, mais la guerre enterra rapidement le projet.<br>Puis, comme dans un jeu de miroirs inattendus, le voyage traverse l’Atlantique. Aux États-Unis, en Géorgie, existe Valdosta, ville de plus de 50 000 habitants. Son nom dérive de « Vallée d’Aoste », appellation donnée au XIXe siècle à une plantation. Là-bas, parmi les magnolias et le climat subtropical, subsiste un écho très lointain de notre vallée alpine.<br>Voici donc la petite famille des Aoste du monde. Chacune avec son caractère, ses paysages et ses histoires. Peut-être faudrait-il un jour les réunir, autour de ce même nom ancien qui continue encore aujourd’hui à les relier.</p> </div> <p><b>Mauro Caniggia Nicolotti</b></p> <p><a href="https://www.unionvaldotaine.org/toutes-les-aoste-du-monde/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/toutes-les-aoste-du-monde/</a></p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Un Congrès de responsabilité, d’unité et d’avenir</title>
<link>https://republics.blog/1378-un-congres-de-responsabilite-dunite-et-davenir.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1378-un-congres-de-responsabilite-dunite-et-davenir.html</pdalink>
<guid>1378</guid>
<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:02:31 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_farcoz_pulpito.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<div> <p><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_farcoz_pulpito.webp" alt=""></p> <p>Le Congrès national de Courmayeur a représenté un rendez-vous d’une importance particulière pour l’Union Valdôtaine : le premier après les élections régionales et communales, ainsi que le premier après la Réunification. Nous y sommes arrivés après des mois de travail intense, en tant que Mouvement politique, mais aussi au sein des administrations communales et régionales, avec la volonté constante de répondre à la confiance que les Valdôtains ont une nouvelle fois accordée à l’Union Valdôtaine.<br>Le choix de Courmayeur n’a pas été fortuit. Dans une commune stratégique pour le tourisme, l’économie et l’image même de la Vallée d’Aoste, nous avons voulu rappeler la vocation profonde de notre Mouvement : représenter l’ensemble de la communauté valdôtaine, dans toutes ses réalités. L’Union Valdôtaine ne se laisse pas enfermer dans des oppositions simplifiées entre droite et gauche, entre territoires prospères et territoires plus fragiles. Notre mission est d’unir, de rassembler et de donner une voix à toute la Vallée d’Aoste : aux stations touristiques comme aux villages de montagne, aux centres les plus dynamiques comme aux communes périphériques, aux réalités économiques fortes comme à celles qui demandent davantage d’attention et de soutien.<br>Au centre des travaux congressuels se trouvaient les Statuts du Mouvement. Leur révision n’est pas un simple exercice technique ou administratif : elle touche à notre manière même de vivre la démocratie interne et d’incarner l’autogouvernement. L’organisation de l’Union Valdôtaine est l’une des expressions les plus concrètes de notre philosophie politique. Elle rappelle que nos choix doivent être pris entre nous, par nous, avec nos Sections, nos élus, nos militants et notre base, sans être imposés de l’extérieur.<br>Dans un monde qui tend parfois à réduire les espaces de choix et de liberté, maintenir vivantes des structures politiques autodéterminées signifie garder allumée une flamme essentielle : celle de la responsabilité directe envers notre communauté. Cela demande du temps, des efforts et des sacrifices, mais c’est le prix de notre autonomie politique et morale.<br>Ce Congrès a aussi été l’occasion de remercier les membres de la Commission Statuts et toutes celles et ceux qui ont contribué à l’organisation de cette journée, avec un travail patient, rigoureux et fondamental. Un souvenir ému a également été adressé à Ettore Jaccod, récemment disparu, dont la présence fidèle et constante restera dans la mémoire de notre Mouvement.<br>J’ai également souhaité rappeler, devant notre base, le résultat des élections régionales de 2025, qui ont confirmé l’Union Valdôtaine comme première force politique de la Région, avec 19 308 voix et près de 32 % des suffrages. Face aux événements institutionnels des dernières semaines, liés à la sentence du 2 mai et au recours en appel présenté par Renzo Testolin, notre Mouvement a choisi la voie de la responsabilité : garantir la continuité administrative, éviter le blocage de la Région et permettre aux dossiers essentiels pour la communauté valdôtaine de poursuivre leur chemin.<br>Dans un moment délicat, nous avons estimé que l’intérêt général de la Vallée d’Aoste devait passer avant toute autre considération. La vraie responsabilité politique ne se mesure pas seulement dans les déclarations, mais dans les choix concrets et dans leurs conséquences. Bloquer la Région aurait signifié ralentir des dossiers fondamentaux pour les citoyens, les Communes, les catégories économiques et l’ensemble de notre communauté.<br>Le Congrès de Courmayeur a ainsi confirmé la ligne de l’Union Valdôtaine : défendre l’autonomie, préserver l’unité du Mouvement, renforcer la démocratie interne et continuer à travailler pour la Vallée d’Aoste et ses citoyens.<br>C’est avec lucidité, bon sens et fidélité à notre mission historique que nous devons poursuivre notre chemin. L’Union Valdôtaine est née pour s’occuper de la Vallée d’Aoste. C’est ce qu’elle a toujours fait. C’est ce qu’elle continuera de faire.</p> </div> <p><b>Joël Farcoz</b></p> <p><a href="https://www.unionvaldotaine.org/un-congres-de-responsabilite-dunite-et-davenir/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/un-congres-de-responsabilite-dunite-et-davenir/</a></p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Statuts et autonomie : les fondements d’un Mouvement</title>
<link>https://republics.blog/1380-statuts-et-autonomie-les-fondements-dun-mouvement.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1380-statuts-et-autonomie-les-fondements-dun-mouvement.html</pdalink>
<guid>1380</guid>
<pubDate>Thu, 21 May 2026 16:30:23 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_stevenin-1-scaled.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<div> <figure><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_stevenin-1-scaled.webp" alt=""></figure> <p>Les premiers Statuts répondaient avant tout à une exigence fondamentale : assurer la reconnaissance juridique du <i>Mouvement</i> et garantir la survie culturelle d’un peuple.<br>Pour un mouvement autonomiste, les Statuts ne sont jamais un simple ensemble de règles. Ils constituent souvent un texte presque « sacré », qui rappelle les racines, fixe les principes fondateurs et inscrit dans le marbre les raisons mêmes pour lesquelles le <i>Mouvement</i> a été créé. Actualiser les Statuts signifie donc accomplir un acte de responsabilité : discerner ce qui, dans cet héritage, demeure immuable, et ce qui doit être adapté aux exigences du XXIᵉ siècle.<br>Les Statuts définissent l’identité profonde du Mouvement et établissent les règles essentielles de son fonctionnement : qui décide ? Comment sont choisis les dirigeants ? Comment sont protégés les principes fondamentaux, au premier rang desquels l’autonomie de la Vallée d’Aoste ? Sans règles claires, même le plus noble des projets politiques peut se fragiliser et s’effondrer sous le poids des conflits internes.<br>Le défi est donc de moderniser la structure afin qu’elle puisse servir avec plus d’efficacité les nouveaux projets et les responsabilités à venir. Les Statuts ne relèvent pas de la simple bureaucratie : ils sont le réceptacle de l’histoire, le garant de la démocratie interne et l’un des fondements de la continuité du <i>Mouvement</i>. Si les Statuts sont l’âme du <i>Mouvement</i>, la ligne politique en est le moteur. Cette dernière sera abordée lors du Congrès prévu à l’automne.<br>L’autonomie n’est pas seulement une règle de droit : elle est l’âme même de la Vallée d’Aoste. Elle exprime la capacité d’une Communauté à se gouverner elle-même, tout en demeurant liée à un ensemble plus vaste, l’Italie et l’Europe.<br>Pour un Valdôtain, être autonomiste signifie que les décisions qui concernent son territoire — qu’il s’agisse de l’école, de l’agriculture, de l’utilisation des eaux ou d’autres domaines essentiels — ne doivent pas être prises uniquement à Rome, mais ici, par celles et ceux qui connaissent la réalité de la montagne, ses besoins, ses équilibres et son avenir.</p> </div> <p>Ce principe repose sur trois piliers indissociables.<br><b>Le pilier historique et juridique</b> : le Statut spécial de 1948, qui confère à la Région des pouvoirs législatifs et financiers uniques.<br><b>Le pilier culturel et linguistique</b> : la protection du français et du francoprovençal, instruments essentiels de résistance face à l’homogénéisation.<br><b>Le pilier politique, le fédéralisme</b> : l’idée selon laquelle la société doit être organisée du bas vers le haut, dans le respect des petites patries et des communautés enracinées.</p> <p>Il convient enfin de rappeler que l’Union Valdôtaine est un Mouvement démocratique, et que ses frères sont les petits peuples, les communautés nationales et les minorités linguistiques qui luttent pour leur affranchissement.<br>Notre blason, notre cri de joie et notre fidélité demeureront toujours les mêmes : <b>Force Vallée d’Aoste et Vive la Vallée d’Aoste !</b><br><br><b>François Stévenin</b></p> <p><a href="https://www.unionvaldotaine.org/statuts-et-autonomie-les-fondements-dun-mouvement/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/statuts-et-autonomie-les-fondements-dun-mouvement/</a></p>]]></content:encoded>
</item><item>
<title>Le Congrès de Courmayeur en images</title>
<link>https://republics.blog/1381-le-congres-de-courmayeur-en-images.html</link>
<pdalink>https://republics.blog/1381-le-congres-de-courmayeur-en-images.html</pdalink>
<guid>1381</guid>
<pubDate>Thu, 21 May 2026 16:19:30 +0000</pubDate>
<category>native-yes</category>

<enclosure url="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_congres-scaled.webp" type="image/webp" />
<content:encoded><![CDATA[<div> <figure><img src="https://www.unionvaldotaine.org/wp-content/uploads/2026/05/UV_st_congres-scaled.webp" alt=""></figure> <p>Le Congrès national thématique de Courmayeur a constitué une étape importante dans le chemin de l’Union Valdôtaine. <b>Premier Congrès après la Réunification, consacré à la réforme des Statuts</b>, il a représenté un moment de responsabilité, de démocratie interne et de projection vers l’avenir.<br>Le choix de Courmayeur n’était pas fortuit. Au pied du Mont-Blanc, face au sommet le plus haut d’Europe, le <i>Mouvement</i> a voulu donner à cette journée une portée symbolique particulière : celle d’un Congrès appelé à regarder loin, à renforcer ses fondations et à tracer une nouvelle étape de son parcours politique et organisationnel.<br>Avant l’ouverture des travaux, les unionistes ont été accueillis par les allocutions du syndic de Courmayeur, <b>Roberto Rota</b>, du président de la Section locale, <b>Stefano Campese</b>, et du président de l’Union Valdôtaine, <b>Joël Farcoz</b>. Des interventions qui ont rappelé l’importance de cette échéance pour le <i>Mouvement</i>, pour ses Sections et pour l’ensemble de la communauté valdôtaine.<br>Dans son discours, le président Farcoz a souligné la signification du Congrès de Courmayeur : le premier après les élections régionales et communales et le premier après la Réunification. Il a rappelé les mois de travail intense qui ont accompagné cette étape, ainsi que la volonté de l’Union Valdôtaine de répondre à la confiance renouvelée des Valdôtains.<br>Le choix de Courmayeur a également été présenté comme un hommage à une Section engagée et comme un message politique adressé à une réalité stratégique pour l’économie et le tourisme valdôtains. À travers ce choix, l’Union Valdôtaine a réaffirmé sa mission : <b>défendre et valoriser toute la Vallée d’Aoste, dans sa diversité</b>, des stations touristiques aux villages de montagne, des centres dynamiques aux territoires périphériques.<br>La réflexion sur les Statuts a permis de rappeler que l’organisation interne du <i>Mouvement</i> n’est jamais seulement une question technique. Les Statuts représentent la maison commune d’un mouvement, la forme concrète de sa démocratie interne et de sa capacité d’autogouvernement. Pour l’Union Valdôtaine, cela signifie continuer à choisir entre nous, par nous et pour nous, en <b>transmettant aux jeunes générations la valeur profonde de l’autonomie</b>.<br>Farcoz a aussi rendu hommage à <b>Ettore Jaccod</b>, récemment disparu, et remercié les membres de la Commission Statuts ainsi que toutes les personnes ayant contribué à l’organisation du Congrès.<br>Dans la partie plus politique de son intervention, il a rappelé le <b>résultat électoral de 2025, qui a confirmé l’Union Valdôtaine comme première force régionale</b>. Il a ensuite parcouru les différentes étapes relatives à la présidence de la Région, en rappelant le soutien que <b>Renzo Testolin</b> a reçu du <i>Mouvement</i> et des alliés, notamment dans le choix de soutenir le recours. Cette décision a été présentée comme un acte de responsabilité, nécessaire pour garantir la continuité administrative et éviter le blocage de la Région dans un moment particulièrement délicat.<br>Le cœur des travaux a été consacré à la réforme des Statuts. Ils partent de ce qui a toujours constitué la force du <i>Mouvement</i> : <b>l’enracinement dans les communes</b>, le rôle des Sections, le lien vivant avec les territoires et la capacité de représenter la Vallée d’Aoste dans toute sa diversité.<br>Parmi les <b>principales nouveautés</b> figure une composition plus équilibrée et représentative du <b>Congrès national</b>, fondée sur les Sections, les administrateurs communaux, les <i>Femmes Valdôtaines</i> et la <i>Jeunesse Valdôtaine</i>. Le <b>Conseil fédéral</b> voit son rôle renforcé comme lieu de débat, d’orientation politique et de représentation territoriale. Le <b>Comité fédéral</b> connaît également une composition renouvelée, afin que toutes les communautés valdôtaines puissent y trouver une présence adéquate, y compris les Walser.<br>La réforme introduit aussi une <b>simplification des procédures</b> internes, afin de rendre le fonctionnement du <i>Mouvement</i> plus lisible, plus accessible et plus proche de ses adhérents. Les amendements présentés par les Sections ont enrichi le débat congressuel : certains ont été accueillis après discussion, d’autres ont été retirés par les Sections qui les avaient proposés, dans un climat de confrontation loyale, de responsabilité et de synthèse.<br>Le Congrès de Courmayeur a ainsi marqué une étape importante : regarder en arrière non pour s’y arrêter, mais pour reconnaître les fondements sur lesquels bâtir le chemin à venir. L’Union Valdôtaine en sort réunie, consciente de son histoire et appelée, une fois encore, à servir la Vallée d’Aoste avec lucidité, courage et fidélité.<br>Dans un <i>Mouvement</i> vivant, des sensibilités différentes peuvent naturellement s’exprimer. Elles se sont toutefois traduites dans le débat, dans les amendements et dans les résolutions, sans jamais faire perdre de vue l’objectif commun. Le climat général a été positif et constructif : les unionistes ont regardé vers l’avenir avec enthousiasme et ont exprimé leur satisfaction de se retrouver, après la Réunification, de nouveau sous le même toit.<br><b>À Courmayeur, l’Union Valdôtaine a montré qu’elle savait discuter, décider et avancer ensemble.</b></p> </div> <div> <div> <div id="carousel-6a135106bc906"> <div></div> <div> <div></div> <div><a href="https://www.unionvaldotaine.org/le-congres-de-courmayeur-en-images/" rel="external noopener">https://www.unionvaldotaine.org/le-congres-de-courmayeur-en-images/</a></div> </div> </div> </div> </div>]]></content:encoded>
</item></channel></rss>